Résumé des conférences

Dernières nouvelles

COGNITION ET SCHIZOPHRÉNIE

Près de 70 à 75 % des personnes atteintes de schizophrénie présentent des déficits cognitifs d’intensité variable. Il peut s’agir de difficultés à rester concentré malgré les distractions, à se rappeler les tâches à faire, à interpréter les émotions de ses collègues, à planifier des étapes de production, à s’autocritiquer, etc. Avec ce type d’altérations du fonctionnement, il est plus difficile pour ces personnes de réaliser leurs projets de vie et de s’insérer socialement. Heureusement, il y a de plus en plus de recherches qui s’intéressent aux déficits cognitifs et il existe des façons d’y remédier. C’est ce dont nous ont entretenus les neuropsychologues Anne-Marie Daoust et Julie Pelletier lors de la conférence du 8 septembre 2015.

ANTIPSYCHOTIQUES : LES AILES DE LA RÉMISSION

Les antipsychotiques sont des médicaments prescrits aux personnes vivant une psychose afin de maîtriser les symptômes qui leur ont fait perdre le contact avec la réalité. La stabilité mentale qu’ils procurent permettra au patient de bénéficier de thérapies qui les mèneront sur le chemin du rétablissement. Pris de façon continue, les antipsychotiques diminuent les risques de rechute de moitié. Lors de la conférence d’octobre 2014, Phillippe Vincent, pharmacien, nous expliquait comment cette médication peut aider la personne à reprendre son envol.

EXERCICE ET SCHIZOPHRÉNIE

Notre conférencier de septembre, Jean Jr Théagène, a choisi de faire de la course à pied le moteur de son rétablissement et nous invite à le suivre pas à pas.

SPIRITUALITÉ ET SANTÉ MENTALE

Lorsque nous sommes confrontés à la maladie mentale, voire à l’hospitalisation, la recherche de sens peut devenir un moyen pour transcender cette expérience traumatisante. Chercher à se reconstruire et apprivoiser sa solitude sont quelques-unes des pistes à explorer pour tendre vers le rétablissement.

INSIGHT ET ADHÉSION AU TRAITEMENT

Imaginez une personne paralysée d’une jambe qui ne reconnaît pas ce membre dysfonctionnel comme le sien et qui est convaincue qu’elle peut marcher comme avant. C’est un exemple d’anosognosie, qui découle d’une dysfonction neurologique. De façon correspondante, le manque d’insight c’est l’incapacité d’une personne à reconnaître sa propre maladie mentale. La conférence du 11 mars dernier, donnée par le psychiatre Éric Teboul, portait sur ce phénomène.

CONNAÎTRE LES MAILLES DU FILET SOCIAL POUR S’Y REPOSER

Lorsqu’une contrainte mentale empêche un individu de travailler, celuici peut bénéficier de l’assistance du gouvernement pour sa subsistance. En février, Mme Briand, répondante aux normes du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, est venue expliquer les règles administratives qui prévalent en 2014.

ON NE PUNIT PAS LA MALADIE, ON LA TRAITE

À la Cour Municipale de Montréal (et bientôt ailleurs en région), les personnes atteintes qui ont commis un délit mineur peuvent bénéficier des services d’un tribunal spécifiquement conçu pour elles : le Programme d’Accompagnement Justice-Santé Mentale (PAJ-SM) qui offre une justice thérapeutique. En novembre dernier, Me Jocelyn Giroux, criminologue et avocat criminaliste, nous a présenté les étapes du programme.

Fumées et schizophrénie

C’est 75 à 90 % des personnes atteintes de schizophrénie qui fument la cigarette et 25 à 40 % qui consomment du cannabis. Pour mieux les comprendre, Dr François Noël, psychiatre à la clinique Cormier-Lafontaine et à l’IUSMM, nous a exposé les enjeux liés à la consommation et les difficultés du sevrage.

Vivre avec la schizophrénie : l’espoir d’un mieux-être

Si la maladie et la stigmatisation provoquent une grande détresse, les personnes atteintes peuvent néanmoins aspirer à un mieux-être. Cécile Cormier, travailleuse sociale, a fait naître l’espoir lors de la conférence du 10 septembre dernier.

La thérapie cognitivo-comportementale pour la psychose (TCCp) : un outil pour les familles

Chez les personnes atteintes de psychose, c’est la façon d’interpréter les événements qui cause la détresse, et non l’événement lui-même. C’est pourquoi la TCCp consiste à chercher une nouvelle compréhension des symptômes de la psychose et de nouvelles manières d’interagir avec la personne atteinte. La conférence du 9 avril dernier, donnée par le Dr Phillip Thérien, visait à initier les membres des familles à cette intervention de pointe.

Un modèle d’intervention policière en santé mentale

Les policiers sont habituellement les premiers à intervenir dans des situations concernant des personnes dont l’état mental est perturbé. Mais sont-ils outillés pour le faire? Lors de la conférence du 12 mars dernier, deux policiers du service de police de la ville de Montréal (SPVM), Michael Arruda, agent de concertation, et Line Chainey, sergent-détective, répondaient à cette question.

La schizophrénie et le sommeil

La SQS a eu l’honneur d’accueillir le Dr Roger Godbout le 13 novembre 2012 dans le cadre de la conférence « La schizophrénie et le sommeil ». Depuis plus de trente ans, il s’intéresse au sommeil des personnes atteintes de schizophrénie, et est considéré comme une sommité en la matière.

Silence ou dévoilement?

Pourquoi dévoiler un problème de santé mentale dans un contexte où les préjugés sont tenaces? Parce que le silence renforce la stigmatisation.

Préserver la santé et la qualité de vie des proches aidants en situation de stress

Saviez-vous qu’il y a plus de 2 millions de proches aidants au Canada? Ils sont une ressource inestimable pour le système de santé, dans l’accompagnement et le soutien qu’ils apportent aux personnes vivant avec une problèmatique de santé mentale. Bien que cette expérience soit valorisante et positive à plusieurs égards, elle comporte aussi son lot de stress.

La gestion des hallucinations auditives : remettre le pouvoir entre les mains des personnes atteintes

Les patients des ergothérapeutes Lucie Gauvin et Marie-Ève Pelletier parlent souvent de l’impact négatif qu’ont les hallucinations auditives sur leur quotidien. Leur équipe de travail a donc décidé de traduire et d’adapter le guide Coping with voices afin d’en faire un outil pratique, composé d’alternatives applicables au quotidien, à la maison, à l’école ou au travail : le résultat est Mieux composer avec ces voix qui dérangent.

MATERNITÉ ET SCHIZOPHRÉNIE

Les membres de la SQS et le grand public ont eu le privilège de rencontrer Dre Marie-Josée Poulin, le 10 avril dernier, dans le cadre de la conférence « Maternité et schizophrénie ».

LA RÉADAPTATION VOCATIONNELLE, UNE VOIE VERS LE RÉTABLISSEMENT

En mars, la SQS a invité des experts du rétablissement vocationnel. Pour nous en parler, la psychologue Ginette Comtois et le directeur de l’Arrimage, Joseph Giulione, étaient présents.

NUTRITION : OÙ EN SONT VOS BONNES RÉSOLUTIONS ?

Les résolutions du Nouvel An sont déjà loin : on voulait s’y mettre après le temps des Fêtes, et finalement, le temps a passé… ou bien on a commencé l’année en lion, et la motivation s’essouffle alors que s’étire l’hiver…

TROUBLES ANXIEUX CHEZ LES PERSONNES SOUFFRANT DE PSYCHOSES : LES IDENTIFIER ET LES TRAITER POUR FAVORISER LE RÉTABLISSEMENT

À la demande des membres qui nous font parvenir leurs propositions de sujets de conférence, la SQS a choisi de parler des troubles anxieux cet automne. En effet, de nombreuses personnes atteintes de schizophrénie doivent aussi composer avec différents troubles anxieux (phobie sociale, trouble de panique anxieuse, trouble de stress post-traumatique, etc.). Dr Marc-André Roy, psychiatre à la Clinique Notre-Dame-des- Victoires de Québec, était invité à présenter en octobre le premier volet – théorique – de deux conférences sur les troubles anxieux.*

TOXICOMANIE ET SCHIZOPHRÉNIE: COMMENT TRAITER CES DEUX TROUBLES CONCOMITANTS?

En septembre, le Dr Richard Cloutier, psychiatre à l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, est venu nous expliquer les mécanismes de l’addiction. Il a aussi souligné que certains ont l’impression de « s’automédicamenter » en consommant, alors que ce n’est qu’illusion : les substances consommées (ex. cannabis, cocaïne et alcool) déséquilibrent le taux de dopamine dans le cerveau, nuisant par le fait même à l’effet des antipsychotiques.

Vivre chez soi : Rêve ou Réalité ?

Vivre dans son propre logement dans des conditions satisfaisantes est un défi de taille pour les personnes atteintes d’un trouble mental sévère et persistant et, pour certaines d’entre elles, cela ne peut se faire sans le soutien constant et tenace d’une équipe mobile de traitement et de réadaptation.

La Prévention du Suicide : Une priorité de Suicide Action Montréal

Deux intervenants de Suicide Action Montréal, extrêmement sensibles et qualifiés, sont venus nous rendre visite en avril dernier afin de parler de la prévention du suicide. La pertinence du sujet n’est plus à démontrer; environ 10% des personnes atteintes de schizophrénie décèderont par suicide, sans compter toutes celles qui feront des tentatives, surtout dans les dix premières années de la maladie. Pas étonnant, dans ce cas, que cette conférence ait autant touché les gens présents.

DES VOIX QU’ON N’OUBLIERA PAS ! Conférence Octobre 2009

Lors de la conférence mensuelle d’octobre 2009, les membres de la SQS ont été touchés par « Ces voix oubliées » de la région de Saint-Jean-sur-le Richelieu. À la suite d’un projet similaire amorcé à l’automne 2009 dans l’Est de Montréal, la SQS a reconnu l’importance d’en assurer le leadership en parrainant la nouvelle édition 2010-2011.

Conférence de mai 2010

La collaboration des familles aux transformations en santé mentale
Le 11 mai dernier, les chercheurs Jean-Pierre Bonin, Ph. D. et Mélanie Lavoie-Tremblay, inf., M. Sc., Ph. D., sont venus présenter les premiers résultats de leur projet Optimisation de la collaboration avec les familles et les organismes communautaires au sein des transformations en santé mentale.

La schizophrénie : hier, aujourd’hui et demain !

Lors de la conférence du 9 février, la SQS recevait Dr David Bloom, psychiatre et chef médical du programme des troubles psychotiques à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Reconnu pour son approche humaine et chaleureuse, le docteur Bloom a survolé les tendances passées, présentes et futures du traitement de la schizophrénie. Entre autres, il en a rappelé le sombre passé alors que les patients, privés de respect et de leurs droits, étaient entassés dans des asiles mal équipés en termes de personnel compétent.

Le traitement de la psychose en 2010, les services attendus.

Le 12 janvier dernier, le docteur Luc Nicole, psychiatre, chef médical du programme des troubles psychotiques et directeur de l’enseignement de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine, prononçait une conférence sur l’ensemble des services offerts aux personnes atteintes de psychose et de schizophrénie. Aujourd’hui, une personne traitée pour une psychose peut s’attendre à deux types d’intervention : la pharmacothérapie et les thérapies psychologiques.

L’IMPACT DU FONCTIONNEMENT DE L’INTESTIN SUR LE CERVEAU

L’intestin n’est pas seulement le lieu où les aliments sont digérés par nos enzymes. C’est là qu’on retrouve 80 % des cellules
du système immunitaire qui nous protègent des microbes pathogènes. Il est tapissé de 500 millions de neurones qui forment le système nerveux entérique surnommé 2e cerveau. Il contient des cellules endocrines qui sécrètent des hormones telles que 90 % de la sérotonine du corps et de la dopamine (impliquées dans les troubles psychotiques). Or, ces différents systèmes sont en constante communication avec le cerveau par le biais de messagers chimiques et du nerf vague.

À l’intérieur de notre intestin se trouvent aussi 100 000 milliards de bonnes bactéries qu’on nomme microbiote, qui contribuent au bon fonctionnement de chacun des systèmes mentionnés. Une perturbation de l’équilibre entre les différentes espèces bactériennes (dysbiose) aura donc un impact significatif sur l’ensemble des activités de l’intestin. Une mauvaise alimentation, le stress, les antibiotiques et le manque d’exercice sont autant de facteurs qui peuvent déséquilibrer cette grande famille bactérienne.

Mais les répercussions d’une dysbiose peuvent se faire sentir au-delà de l’intestin. Par exemple, certaines molécules comme le gluten du blé, la caséine du lait ou les glycotoxines venant des viandes cuites à haute température peuvent provoquer une prolifération des mauvaises bactéries et rendre la paroi intestinale perméable aux grosses molécules alimentaires mal digérées qui s’accumuleront dans les tissus du corps pour provoquer de l’inflammation chronique. Cette réaction serait à l’origine de plusieurs maladies qui se développeraient selon les fragilités de chacun, dont possiblement la schizophrénie.

D’ailleurs, les personnes atteintes de schizophrénie présentent souvent une sensibilité accrue au gluten et à la caséine ainsi qu’une muqueuse intestinale fragilisée. Cette condition peut amener une malabsorption des aliments qui entraîne une carence en nutriments essentiels au bon fonctionnement du cerveau (zinc, vitamine B, etc.). Une diète exempte de ces produits proinflammatoires y compris le sucre, leur serait donc conseillée. Un régime riche en fruits et légumes contenant des antioxydants pouvant neutraliser les radicaux libres portant atteinte au cerveau serait aussi judicieux.

Ce qui est à espérer, c’est que la conscientisation de l’impact des choix alimentaires sur la santé mentale s’installe dans la pratique courante des équipes de soins en psychiatrie afin qu’elles ajustent les plans d’intervention individualisés pour intégrer le volet nutritionnel.

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