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C’est en abordant les concepts de signaux de faim et de satiété, d’hydratation et d’équilibre énergétique que nos deux collaboratrices nutritionnistes, Marie-Chantal Bienvenu et Jeanne Bédard, vous guideront vers une saine gestion du poids.
La nutrition est un sujet qui nous interpelle tous. Toutefois, les personnes vivant avec une problématique de santé mentale étant plus à risque d’être confrontées à l’embonpoint ou à l’obésité, elles doivent y accorder une attention particulière.
Visionnez la présentation que les nutritionnistes ont donnée dans le cadre des conférences mensuelles de la SQS : Aliments santé, aliments plaisir: faut-il choisir?
Si vous êtes une organisation offrant des services aux personnes atteintes, contactez les nutritionnistes afin qu'elles présentent cette conférence à votre clientèle.
Plusieurs personnes ont étudié les habitudes alimentaires des gens atteints de schizophrénie. Elles nous indiquent que leur alimentation est généralement plus riche en matières grasses et en glucides (sucres). La prise de repas irrégulière entraîne la consommation de collations riches en sel, en sucre et en matières grasses. Habituellement, on reconnaît aussi qu’ils mangent moins de fruits, de légumes et de produits laitiers que la population en général. Les apports sont également limités en fibres alimentaires, en vitamines et minéraux.1,2,3,4
Ces habitudes découlent de plusieurs facteurs. Entre autres, certains médicaments sont connus pour causer un changement de l’appétit, de la satiété et de la sensation de soif. 5,6 Un faible revenu peut expliquer en partie les choix alimentaires. De plus, les fumeurs dépensent une grande partie de leur budget en cigarettes, limitant encore plus l’argent disponible pour l’achat de nourriture. Chez certaines personnes atteintes de schizophrénie, les symptômes de la maladie entraînent la peur de manger, d’être empoisonné ou de sortir faire l’épicerie. La présence d’hallucinations peut aussi mener à exclure certains aliments, allant parfois jusqu’au jeûne. On peut aussi noter un désintéressement par rapport à la nutrition et la santé.
Somme toute, il demeure que s’informer est le point de départ pour améliorer ses habitudes alimentaires. Pour un petit coup de pouce, voir les Trucs et astuces et les 5 clés d'un poids-santé qui vous sont proposés. Vous y trouverez certainement quelques idées pour mieux choisir vos aliments.
Références
Certains problèmes de santé, tels que le diabète, l’hypertension et la stéatose hépatique, peuvent nécessiter des changements d’habitudes alimentaires1. Les nutritionnistes, spécialistes en alimentation et en nutrition humaine, peuvent vous aider à mieux choisir les aliments en fonction de votre condition et de vos besoins.
Il est connu que l’obésité est plus présente dans la population avec des problématiques de santé mentale que dans la population générale (55% vs 40%).1 Selon les recherches, une modification des habitudes de vie entraîne une perte de poids de 5%.2 Sachant cela, les interventions des nutritionnistes tentent de répondre aux besoins d’éducation afin de favoriser une saine gestion du poids tout en maintenant une bonne relation avec les aliments.
Dans un contexte de santé globale, votre médecin vous a sûrement encouragé à bouger davantage. Il est reconnu que l’exercice physique peut améliorer le contrôle du diabète, votre bilan lipidique (le taux de gras dans le sang), réduire l’hypertension artérielle et aider à la saine gestion du poids.
Pour les adultes canadiens, il est recommandé de 3 :
La dyslipidémie est le terme médical pour décrire une perturbation du taux de gras sanguins. Selon la gravité du problème, votre médecin vous a peut-être prescrit un médicament.
Chez les personnes atteintes de problèmes de santé mentale chronique, la dyslipidémie peut toucher près de 9 personnes sur 10.1,2 L’alimentation joue un rôle essentiel dans la prévention et le traitement de la dyslipidémie. Le but ultime est de réduire la quantité de gras total consommée et de mieux choisir les sources de gras. Le Guide alimentaire canadien propose de consommer 2-3 portions de viandes et substituts par jour. De façon générale :
Bien que les mécanismes ne soient pas encore bien compris, certains médicaments prescrits pour traiter les symptômes de la schizophrénie peuvent entraîner une augmentation du poids. Il arrive même qu’une personne cesse son traitement après avoir pris trop de poids.1,2
Il est important de souligner que la prise d’antipsychotiques n’est pas la seule cause d’un gain de poids. Les problèmes d’embonpoint et d’obésité touchent 66% de la population canadienne générale et sont grandement reliés à des facteurs modifiables. Chacun a le pouvoir d’améliorer ses habitudes de vie par l’entremise de ce qu’il mange et de l’énergie qu’il dépense en prenant plaisir à bouger. Visitez la section Trucs et astuces pour vous outiller.
Saviez-vous que plusieurs médicaments (pas seulement les médicaments prescrits en santé mentale) ont comme effet secondaire d'amplifier la sensation de la soif? Sans le réaliser, il est possible que vous augmentiez de façon considérable la quantité de calories que vous ingérez en consommant certains breuvages. Par exemple, boire deux litres de boissons gazeuses régulières correspond à consommer 1 tasse de sucre (environ 900 calories). Il est donc préférable de bien s’hydrater avec de l’eau, du lait partiellement écrémé et des boissons chaudes faibles en caféine (tisanes, thé, café décaféiné). Pour en connaître davantage sur le contenu en sucre des différents breuvages, allez tester vos connaissances.
Références
Il est possible et préférable de perdre du poids de manière saine et graduelle sans avoir recours aux diètes amaigrissantes. Le concept le plus important est de faire un changement à la fois afin d’améliorer ses habitudes alimentaires pour de bon. Les aliments ne faisant pas partie des 4 groupes alimentaires ne sont pas interdits. Par contre, les consommer moins fréquemment et en plus petite quantité est un moyen judicieux de prendre soin de sa santé. Certaines interdictions ou comportements encouragés par les diètes amaigrissantes peuvent entraîner une mauvaise relation avec la nourriture et son corps.
Sachez que la grande majorité des régimes amaigrissants ne fonctionnent pas à long terme.1,2 Il est vrai qu’à court terme, une perte de poids peut être possible avec une alimentation très basse en calories. Par contre, l’aspect monotone et restrictif rend la majorité des régimes amaigrissants difficiles à suivre. En conséquence, le poids perdu est généralement repris. Ces "montagnes russes" de variation de poids, aussi appelées "syndrome Yoyo", peuvent contribuer à l’obésité et augmenter les comportements alimentaires problématiques.3 En effet, votre corps aura tendance à se braquer contre une perte de poids future, réduisant donc votre capacité à maigrir.
D’abord, fixez-vous un objectif de perte de poids sain et progressif. Freiner le gain de poids peut souvent être l’objectif de départ. Sachez qu’une perte de poids de 5% peut être suffisante et bénéfique pour votre santé globale.4 Par exemple, chez une personne qui pèse 220lbs, une perte de poids de 11lbs pourrait améliorer le contrôle du diabète, de la tension artérielle et du taux de gras sanguins.
Une perte de poids progressive et sécuritaire équivaut à 2 lbs ou moins par semaine.5 Cela pourrait vous paraître peu ou insuffisant, mais une perte de poids de seulement ½ livre par semaine représente 26lbs au bout d’une année. Optez pour des changements durables plutôt que spectaculaires!
Références
Il est difficile de recommander une quantité spécifique d’aliments à consommer chaque jour. Les besoins énergétiques varient pour chacun selon ses activités, et sont différents pour les hommes et les femmes.
Le Guide alimentaire canadien vous donne une idée du nombre de portions à consommer selon les groupes alimentaires. L’assiette santé1 représente, de manière simple, les proportions d’une alimentation équilibrée (1/2 de l’assiette de légumes, 1/4 de produits céréaliers et 1/4 de viandes et substituts).
Commencez par être à l’écoute de vos signaux de faim (testez vos connaissances). Puis mangez lentement et soyez très attentif aux signaux de rassasiement que votre corps vous envoie afin de décider de la quantité de nourriture à consommer. Le rassasiement apporte une sensation de confort et un regain d’énergie. Lorsque vous mangez, la sensation de rassasiement augmente et la faim diminue graduellement. Vous pouvez donc commencer par vous servir une petite portion selon l’assiette santé, la consommer en savourant chaque bouchée et ensuite vous demander si vous avez encore faim.
Évitez de manger jusqu’à être trop plein et inconfortable. Vous auriez alors consommé de l’énergie (calories) dont votre corps n’avait pas besoin. En général, il faut environ 20 minutes pour permettre au système digestif d’envoyer un signal au cerveau et ainsi marquer la fin du repas.
Il faut savoir que pour la même quantité de nourriture, les aliments peuvent contenir une quantité très variable de vitamines, de minéraux et de calories. Par exemple, pour 1 tasse de pépites de chocolat, vous consommerez environ 800kcal. Par contre, si vous choisissez une tasse de bleuets du Québec, vous aurez consommé seulement 80kcal, soit 10 fois moins d’énergie (calories). De plus, le fruit vous apportera une valeur nutritive supérieure; vitamines C et B3, potassium, fibres, magnésium et antioxydants.
Dans cette optique, le choix des aliments est aussi important que la quantité. Prenez le temps d’écouter et de respecter vos signaux de rassasiement.
Manger lentement peut vous aider à mieux comprendre les concepts de rassasiement et de plaisir. Pour expérimenter cette attitude tentez l'exercice du chocolat !
Références
Les collations équilibrées peuvent être très intéressantes afin de mieux contrôler la faim, et peuvent ajouter des nutriments à votre alimentation. En effet, si vous vous interdisez de prendre une collation en après-midi alors que vous avez faim, vous serez affamé à l’heure du souper. Vous mangerez certainement de plus grandes quantités de nourriture et ferez possiblement des choix d’aliments moins sains.
Avez-vous une faim d’ogre en soirée? Le fait de sauter des repas dans la journée peut expliquer certaines faims incontrôlables. Avez-vous réellement faim, ou est-ce l’ennui qui vous amène à grignoter constamment? Êtes-vous tenté par les annonces publicitaires de la télévision? Faites la différence entre une fausse et une vraie faim.
Certaines personnes pensent également que grignoter en soirée fait engraisser. Il est important de comprendre que ce n’est pas l’heure à laquelle vous mangez qui importe, mais bien le fait de manger plus que ses besoins. Assurément, le choix des aliments consommés aux collations fait toute la différence. Visez des aliments parmi ceux des 4 groupes du Guide alimentaire canadien. Les breuvages que vous choisissez pourraient aussi apporter une quantité importante de sucre. Donc, préférez l’eau et les boissons chaudes faibles en caféine (tisane, thé ou café décaféiné). Si une vraie faim est au rendez-vous, choisissez des aliments sains et nutritifs lors de vos collations.
Voici quelques idées de collations : un petit bol de céréales riches en fibres, une pomme avec un petit morceau de fromage, des raisins congelés (n’hésitez pas à les essayer), un yogourt avec un petit muffin de grains entiers, etc. En famille, vous pouvez partager une assiette de fruits ou de crudités ou encore du maïs éclaté allégé.
Ce que vous devez savoir pour mieux contrôler votre faim et aider à maîtriser les rages alimentaires :
L’eau est certainement le breuvage à privilégier pour bien s’hydrater. Les breuvages chauds, faibles en caféine tels que les tisanes, le thé et le café décaféiné sont également de bons choix. Le Guide alimentaire canadien encourage la consommation de 2-3 portions de lait et substituts par jour. Ainsi, boire de 2 à 3 verres de lait (partiellement écrémé ou écrémé) ou de boisson de soya enrichie cadre dans une alimentation équilibrée. Rappelez-vous qu’il est préférable de choisir le fruit frais plutôt que son jus et qu’une ½ tasse de jus pur à 100% équivaut à une portion de fruit. Vous pouvez diluer votre jus de fruits préféré avec de l’eau du robinet ou de l’eau pétillante; vous réduirez ainsi votre consommation de sucre.
Eh non, les breuvages ne sont pas tous égaux! Certains breuvages amènent beaucoup de calories sans fournir d’éléments nutritifs. Par exemple, les boissons gazeuses, peu importe la saveur, ajoutent une quantité importante de sucre sans pour autant vous donner ni vitamines ni minéraux.
Les boissons, breuvages ou « punchs » aux fruits sont souvent confondus avec les jus de fruits purs à 100%. Regardez la liste des ingrédients pour vérifier si du glucose, fructose, saccharose (tous synonymes du sucre) y ont été ajoutés. Que dire des breuvages dits « diètes » ou « diététiques »? Pour sucrer ces produits, l’industrie alimentaire utilise plusieurs substituts de sucre (aspartame, sucralose, acésulfame K, etc.) qui ne fournissent peu ou pas de calories. Selon Santé Canada, consommés en quantités modérées, ils ne sont pas néfastes pour la santé. Toutefois, il est reconnu que ces produits maintiennent votre goût pour le sucre et peuvent vous amener à choisir des aliments ou d’autres breuvages plus sucrés. Il faut donc y aller avec modération!
Référez-vous à la section Trucs et astuces pour mieux choisir vos breuvages.
Vous pouvez également tester vos connaissances.
Si le sujet vous intéresse, consultez les documents suivants :
Superflus, les jus?
Boissons gazeuses - rafraîchissantes… mais à quel prix?
Quelle résolution du Nouvel An vous étiez-vous donné? L’avez-vous suivie? Sinon, pourquoi? Le changement commence par la planification!
D’abord, trouvez l’objectif qui vous convient. La méthode S.M.A.R.T.1 peut être très utile.
Soyez Spécifique. Le désir de se remettre en forme ou de mieux manger est très vague. Vous pouvez plutôt décider de manger un fruit ou un produit laitier de plus par jour ou réduire votre consommation de boissons gazeuses de 1 cannette par jour.
Donnez-vous un moyen de Mesurer votre objectif. Par exemple, inscrivez votre progrès sur le calendrier.
Allez-y progressivement. Votre objectif devrait être Atteignable et Réaliste. Si, auparavant vous ne mangiez aucun légume, soyez honnête, vous ne mangerez pas 7-10 portions demain! Votre objectif de départ pourrait être d’en manger 2 portions par jour.
Donnez-vous un Temps défini (délai) pour réaliser votre objectif. Par exemple, d’ici 6 mois, je consommerai 7-10 portions de légumes et de fruits par jour et atteindrai progressivement cet objectif.
Pour atteindre votre but, vous devrez vous donner les moyens d’y parvenir. Si vous voulez manger plus de légumes, assurez-vous d’en avoir au réfrigérateur, ce sera plus facile! Vous pouvez consulter l'Outil Objectifs pour mettre par écrit le changement désiré.
Questionnez-vous sur vos motivations, les obstacles et les moyens de les surmonter! Si cela peut vous aider, consultez un spécialiste en la matière : un(e) nutritionniste, ou un(e) kinésiologue afin de vous faire accompagner dans votre démarche. Faites-le pour vous et soyez S.M.A.R.T.!
Références
L’alcool est généralement déconseillé avec la prise de médicaments. La consommation de boissons alcoolisées peut entraîner des effets secondaires indésirables et compromettre l’efficacité de la médication. Consultez votre médecin ou pharmacien pour en savoir davantage avant d’en consommer.
Dans tous les cas, si vous visez une alimentation équilibrée, il est bon de savoir ce que contiennent vos breuvages (référez-vous à la section Trucs pour mieux choisir ses breuvages). Sachez que certains breuvages peuvent être riches en sucres et que l’alcool ajoute également des calories. Saviez-vous qu’une bière (340ml) fournit 100-150 calories, 1 oz de spiritueux ou de digestif équivaut à 100 à 160 calories et un verre de vin (125ml) contient environ 90 calories? 1
La bière, le vin ou la sangria sans alcool sont des alternatives intéressantes. Plusieurs cocktails sans alcool ("virgin cocktails") sont très savoureux. Un mélange d’eau gazéifiée, de jus de fruits et de fruits surgelés peut égayer vos soirées. Les boissons gazeuses sans sucre (diète), l’eau gazéifiée ("Soda Water", Perrier© Club Soda©) sont, avec modération, de meilleurs choix que l’eau tonique (Tonic Water), les boissons gazeuses régulières, les jus et les boissons aux fruits.2
Références
Les aliments de restauration rapide sont connus pour être riches en gras, en sel et en sucre. De grosses portions et des combos alléchants sont souvent proposés. Voici quelques trucs pour faire de meilleurs choix au restaurant.
Lors de vos visites au restaurant, soyez conscients que la grosseur des portions influence la quantité que vous mangez. Plus la portion servie est grosse, plus vous serez tenté de manger.
Si vous planifiez un sortie au restaurant en soirée, assurez-vous de bien manger au dîner ou de prendre une collation nutritive en après-midi, afin de ne pas arriver au restaurant affamé. Cela vous aidera à attendre votre plat principal et à ne pas dévorer tout le contenu de la corbeille à pain.
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